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 Lectures scandinaves 

H. MankellHenning Mankell
Les Bottes suédoises
Traduit du suédois par Anna Gibson
Le Seuil, 2016

Il semblerait que Henning Mankell ait autant de mal à nous quitter qu’il en a eu à arriver chez nous. Quoi qu’il en soit, voici encore un « dernier Mankell » (le mot « ultime » qui figure sur la 4e de couverture sera-t-il plus définitif ?). Quant à savoir s’il est à classer dans la catégorie des policiers, ce sera au lecteur d’en juger. Le héros, si l’on peut dire, est un certain Fredrik Welin, médecin retraité vivant en solitaire sur une île de la Baltique depuis un épisode malheureux (une erreur de diagnostic aux graves conséquences) de sa carrière professionnelle. Il fait la cruelle expérience de se réveiller, une nuit, au milieu de sa maison en flammes. Il s’en tire heureusement sain et sauf, mais le voici, à soixante-dix ans, dépourvu de tout sauf de son pyjama et d’une paire de bottes gauches (il s’est trompé, dans sa précipitation, en les enfilant). Ah si, il lui reste tout de même une voiture, une caravane (bien utile en pareil cas), un bateau et une remise pleine de vieilleries, comme toujours. À bien y réfléchir, il lui reste aussi une fille, Louise., mais il faut dire qu’il n’a découvert son existence qu’alors qu’elle avait, elle-même, trente-sept ans ! La femme avec qui il l’a eue, elle, est morte depuis des années, après l’avoir quitté et n’être revenue que pour mourir. Louise rentre précipitamment de quelque part (il ne sait pas d’où) dans l’intention de créer sur l’île un jardin de… pierre ! Et voici que surgit également dans sa vie une autre femme, Lisa Modin, journaliste qui vient l’interviewer à propos de l’incendie (dont la police le soupçonne maintenant d’être l’auteur en vue d’une escroquerie à l’assurance) et du traumatisme qu’il a subi. La suite de l’intrigue est beaucoup plus diffuse. Elle fait intervenir, d’une part, un nouvel incendie ravageur, non loin du premier, et, d’autre part, un voyage précipité à Paris, au cours duquel Fredrik ira de surprise en surprise et aura bien du mal à apprivoiser ces deux étrangères, sa propre fille et la journaliste. A son retour, les choses ne s’arrangeront pas, loin de là, et il faudra des mois avant que nous le retrouvions dans sa maison reconstruite. Ah oui, entre temps, le mystère des incendies aura été éclairci, du moins en ce qui concerne leur auteur. Quant aux motivations de celui-ci, il planera encore longtemps. 

Ce roman réussit à entretenir un réel suspense avec… trois fois rien. Pas de poursuite échevelée, pas de cataclysme, pas de perversion ahurissante, rien qu’une vie ordinaire, banale, et un homme qui cherche à comprendre ce qu’a été sa vie, ce qui se passe autour de lui, ce qu’il peut encore faire ou espérer. Rien que de l’humain, donc. Mais cela suffit grandement, quand on a du talent, contrairement à ce que pense un vain peuple avide de sensations littéraires pour compenser le vide de son existence. Voilà en tout cas une façon à la fois discrète et efficace de tirer sa révérence, après une carrière (et une vie) bien remplie. Au revoir, monsieur Mankell, dans l’autre monde, peut-être. Et merci encore pour ces beaux livres pleins de sens et d’émotions que vous nous avez donnés, en plus des spectacles dramatiques que vous avez prodigués au monde.

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M. HolménMartin Holmén
Metropol I – Corps-à-corps

Traduit du suédois par Marina Heide
Hugo Thriller, 2016

Voici cette fois « l’auteur suédois le plus prometteur du moment »(bon, on évite au moins la cinquantième « reine du polar nordique », ça ne mange pas de pain, comme on dit, puisque ça n’engage que l’avenir, il aura une seconde chance si ce livre-ci est raté), salué par des « critiques enthousiastes » (deux phrases en ce sens sont en effet citées en 4e). Voyons de plus près ce qu’il en est. Nous sommes dans les quartiers populaires de Stockholm au début des années 30 (celles de la Prohibition, du chômage et de la misère populaire), plus particulièrement dans la nuit et la neige de la seconde moitié du mois de décembre. Le narrateur à la première personne est un certain Harry Kvist, boxeur recyclé dans le recouvrement de créances et autres petits boulots peu glorieux. Au début du livre, il est recruté par la victime d’une escroquerie pour s’intéresser à un dénommé Zetterberg, qui l’a floué de deux mille couronnes. Il y a 15% de prime à la clé, pour le motiver. Deux ou trois arguments frappants de la part de l’ancien champion du noble art suffisent à convaincre l’indélicat de régulariser la situation le lendemain. En sortant, mission accomplie, Kvist croise Sonja, une prostituée, puis est dragué par un jeune homosexuel qui a flairé ses penchants réels et avec qui il a un moment d’intimité avant de le laisser KO. Mais, le lendemain, lorsqu’il va récupérer la somme, il est accueilli par la nouvelle que Zetterberg n’est plus de ce monde. Perte sèche pour lui, mais c’est les aléas du métier. Peu après, la police utilise la manière forte pour l’arrêter chez lui et l’inculper de meurtre. Libéré faute de preuves, il sillonne la ville à la recherche de Sonja, dont le témoignage pourrait l’innocenter. Cela lui veut d’être témoin de deux meurtres et de manquer de peu d’être abattu lui-même. Tout ce à quoi il parvient, avant la fin de la première partie, c’est donc à se faire confier une nouvelle mission de confiance par la femme d’un millionnaire. Changement de décor dans la seconde : nous évoluons dans les milieux chics de la capitale suédoise, car Kvist mène maintenant une existence de gigolo auprès de sa riche patronne. Pas vraiment le genre d’endroits où retrouver Sonja, encore que… Le monde est petit et Kvist n’est pas au bout de ses surprises. Tout cela, y compris le dénouement, est fort bien concocté. Le travail de reconstitution est minutieux et convaincant (au point que le pittoresque l’emporte très largement sur l’intrigue, avec une profusion de détails qui trahissent l’historien de métier), et la plume alerte, même si la traduction peine à être à la hauteur. La lecture est aisée et distrayante, le ton souvent drôle, surtout dans les dialogues, et on peut estimer que la promesse publicitaire est (pour une fois) assez bien tenue. Mais il importera de transformer l’essai dans Metropol II et III (car ce livre nous est présenté comme le premier d’une trilogie). À suivre, donc. 

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LarssonÅsa Larsson
Tant que dure ta colère
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Albin Michel, 2016

Cela commence très fort « Je me souviens comment nous sommes morts », raconte Wilma Persson, 18 ans qui retrace une plongée en compagnie de Simon Kyrö, son petit ami, dans un lac de montagne de la Laponie suédoise, à la recherche de l’épave d’un avion. La plongée a été un succès mais quelqu’un a obstrué au moyen d’une porte verte le trou dans la glace qui leur a permis de descendre dans l’eau et leur aurait permis d’en ressortir, les condamnant à mort. La suite se déroule entre le 16 avril et le 3 mai, à la troisième personne mais avec des passages à la première placés dans la tête de Wilma (y compris pendant sa propre autopsie !), qui entretient ainsi un dialogue onirique avec Rebecka Martinsson, substitut du procureur de la région, cette fois encore chargée de l’enquête et toujours en bute aux relances érotiques de Måns Wenngren, directeur d’un cabinet d’avocats à Stockholm qui voudrait qu’elle revienne vivre avec lui.. Tout commence par la découverte du cadavre de Wilma par quelqu’un venu puiser de l’eau dans le Torneälv. On retrouve aussi la voiture des deux jeunes gens, enfouie sous la neige maintenant en train de fondre et curieusement en panne sèche – comment comptaient-ils rentrer chez eux ? – mais pas le cadavre de Simon. Et l’analyse de l’eau contenue dans les poumons de Wilma prouve qu’elle n’est pas morte dans la rivière. Suite à l’avis de recherches lancé par la police, quelqu’un dit avoir vus les disparus en kayak sur le lac Vittangi, l’automne précédent, et qu’on lui a volé une vieille porte verte en bois. On interroge aussi Hjörleifur Arnarson, qui vit tout nu en été, se baigne chaque jour dans le lac, été comme hiver, et pratique la culture et l’élevage bios. C’est lui qui a été le premier sur les lieux, après le drame, et qui a récupéré les sacs à dos des deux jeunes. Quand Hjalmar et Tore Krekula, deux fortes têtes, oncles de Wilma, qui sont craints de tous dans le secteur, apprennent qu’il a parlé à la police, ils lui rendent une visite qui tourne mal. Une nouvelle enquête criminelle se superpose donc à la précédente, pour Anna-Maria Mella et son équipe (Sven-Erik Stålnacke, Krister Eriksson, qui en pince pour Rebecka, Fred Olsson …) La suite tourne autour d’un avion allemand disparu au-dessus de la région en 1943, des affaires de la famille Krekula pendant la guerre et des relations en son sein. Dès lors, l’intérêt du livre s’oriente définitivement du côté « roman » au détriment du « policier » (le suspense n’a d’ailleurs jamais été bien grand). Etant donné les contorsions auxquelles se livrent les tenants du best-seller à tout prix, on ne peut que se réjouir d’un ouvrage où la peinture du milieu est soignée et convaincante, voire poétique, les caractères bien dessinés et le style exempt de tous ces tics à la mode (la dernière en date, car une autre attend au tournant de la saison littéraire). C’est tellement agréable et presque reposant, qu’il ne faut surtout pas bouder son plaisir. La seule concession au goût (présupposé) du public est un épisode final inutilement dramatique et peu crédible par certains côtés. Mais, d’un autre côté, la participation de la défunte à l’intrigue permet des effets originaux qui hissent ce livre à un niveau bien au-dessus de la moyenne.

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Je voyage seuleSamuel Bjørk
Je voyage seule
Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud
JC Lattès, 2015

Le livre s’ouvre, comme très souvent maintenant, sur un bref prologue évoquant la naissance de père inconnu, à Hønefoss, en Norvège, le 28 août 2006, de la fille de Katarina Olsen, institutrice âgée de 25 ans, morte en couches le même jour. L’enfant disparaît de la clinique avant d’avoir pu être confiée à sa grand-mère et ne sera jamais retrouvée. Deux mois plus tard, un infirmier suédois du nom de Joachim Wicklund est retrouvé pendu dans son appartement, laissant cette explication très laconique, sur un morceau de papier : « Je suis désolé ».

Six ans plus tard, l’intrigue s’ouvre, de façon banale elle aussi, sur la découverte dans la forêt, par la chienne de Walter Henriksen, du cadavre d’une fillette dont on apprendra plus tard qu’elle se prénomme Pauline, pendue à un arbre (après avoir été tuée par anesthésie), vêtue comme un poupée, munie d’un cartable rempli d’objets ne lui appartenant pas (car elle ne va pas encore à l’école, n’ayant que six ans) et d’une de ces pochettes dont les compagnies aériennes munissent les enfants voyageant seuls, et portant le chiffre 1 gravé sur un ongle (ce qui laisse redouter un tueur en série). Puis nous faisons connaissance avec Mia Krüger, ancien membre d’une unité de police spécialisée dans l’identification des criminels au sein de laquelle elle se faisait remarquer par la subtilité de ses analyses psychologiques, dont la jumelle, Sigrid, adoptée comme elle, est morte d’overdose administrée par son petit ami Markus Skog le 18 avril 2002. Elle a décidé de mettre fin à ses jours, sur une île au large de Trondheim, deux semaines plus tard, le 18 avril de l’année ; puis avec son collègue le commissaire Holger Munch (sans cesse obligé de préciser qu’il n’est pas de la famille du célèbre peintre), qui est en délicatesse avec sa hiérarchie et a, comme tous ses semblables ou presque de la littérature policière actuelle, des soucis avec les femmes : sa mère, son ex-épouse, sa fille... Ces deux personnes sont en fait très proches, car non seulement elles ont travaillé ensemble mais Mia a abattu Martin Skog, ce qui a valu une sanction à Munch, son supérieur, qui l’a couverte, après quoi elle a sombré dans la dépression. Et, comme il est chargé de l’enquête sur la fillette pendue, il vient demander à Mia de reprendre du service auprès de lui, ce qu’elle refuse. Mais une illumination soudaine la fait changer d’avis. Entre temps, nous voyons un homme de main toucher l’acompte promis sur son prochain contrat, vraiment très spécial, et Tobias Iversen (13 ans) et son frère (qui sont pratiquement livrés à eux-mêmes par leurs parents) découvrir un second cadavre, celui de Johanne, même âge, même mise en scène, sauf le chiffre 2. Fin de la 1ère partie.## Sur cette base déjà complexe, les choses se compliquent encore. La police est sur les dents et la priorité absolue, car la nation entière est traumatisée et les parents (ou grands-parents, comme Holger Munch pour Marion) de fillettes de six ans sont aux cent coups, surtout quand on apprend qu’il a été fabriqué dix robes de poupée comme celles de Pauline et Johanne, commandées par un homme portant un aigle tatoué, et que le criminel semble narguer la police, par exemple en tuant un chien de la même façon que les fillettes ou en contactant la presse pour lui demander de choisir entre les deux prochaines victimes. L’action essaime alors dans divers domaines : un élevage de porcins, le théâtre, une secte, le codage informatique, une maison de retraite, un club échangiste et… le peintre Edvard Munch (le lecteur n’a donc pas la possibilité de s’ennuyer). Mais il s’avère bientôt que c’est l’autre Munch, Holger, le commissaire, qui est en fait au cœur de l’affaire. À moins que…

Malgré la complexité d’une intrigue misant au départ miser sur la banalité le récit est passionnant et chacun de ses divers rebondissements est parfaitement motivé. Le lecteur a le sentiment que l’auteur ne brouille jamais les pistes les pistes délibérément et qu’il découvre en même temps que lui les différentes étapes et la solution de l’énigme, ce qui n’est pas fréquent dans un genre où la manipulation est coutumière. Le dénouement est bien amené, sans précipitation ni fausses pistes aux grosses ficelles, et relie bien tous les fils (pourtant nombreux) de l’intrigue, ce qui le rend facile à suivre. Seules les dernières pages sacrifient un peu à la vogue du dramatique cinématographique. Comme, en outre, la narration est précise, claire et nerveuse, et bien rythmée, la langue drue et efficace, et le dialogue sonne juste, l’expérience de lecture est excellente à tous points de vue. Si l’on vous demande comment écrire un polar, vous saurez donc où trouver la réponse. 

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A. DahlArne Dahl
Message personnel
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Actes Sud, 2014

Voilà un livre auquel il est d’entrée imposé un double handicap : la couverture la plus HIDEUSE qu’on puisse imaginer (un grand bravo au prodigieux maquettiste capable d’enlaidir à ce point une forme de base allant déjà très loin dans la laideur) et une liste de personnages d’une quinzaine de noms tous plus rébarbatifs les uns que les autres et occupant divers postes importants au sein des polices européennes. Pour le surmonter, le recenseur doit mobiliser les ressources ultimes de son sens du devoir, à l’idée des 564 pages qui l’attendent. Et cela ne s’arrange pas au début de la lecture, puisqu’il se trouve face au récit d’un massacre perpétré en 1692 en un lieu dont le nom est lui-même sinistre : Glencoe. Et cela débouche sur le sommet du G20 réunissant, à Londres, Obama, Sarkozy, Brown, Hu Jintao et autres potentats, l’évocation d’une Apocalypse financière et la mort d’un Chinois, fauché par une voiture manifestement pour l’empêcher de confier à un officiel occidental ce qu’il désirait lui dire. On peut rêver plus drôle en une vingtaine de pages. Le polar n’est certes pas fait pour être drôle (encore que certains prodiges y soient parvenus) mais tout de même. Le chapitre suivant narre la surprise d’une femme de ménage chinoise (travaillant bien entendu au noir), lorsqu’elle tape un mot sur le clavier d’ordinateur de son employeur, à Stockholm. C’est le troisième chapitre qui nous introduit au cœur du sujet : le groupe « Opcop » d’Europol, placé sous la direction du Suédois Paul Hjelm et par nature international (mais de façon sélective), dont l’existence doit rester secrète au moins provisoirement. Puis nous prenons connaissance de la première de cinq lettres électroniques échangées par deux survivantes du 11 septembre (normalement, elles auraient dû se trouver dans l’une des tours au moment fatal). L’une d’elles, qui se fait appeler Ariane, demande à l’autre (Phèdre) si elle veut bien l’aider à dévider la pelote d’un fait effrayant dont elle vient d’avoir connaissance tout à fait par hasard. Et l’intrigue s’enclenche autour de la découverte de la femme de ménage et sur celle d’un cadavre, à Hampstead Heath, à Londres, dans l’anus duquel a été glissé un message à l’intention de l’Opcop d’Europol (pourtant « inexistant »). C’est donc du polar au plus haut niveau de technicité et de complexité auquel le lecteur a affaire. Pour suivre l’action, il n’est pas inutile d’être informé sur les derniers en date des moyens de communication électronique, les produits ignifugeants bromés et substances perfluorées, la ‘Ndrangheta, le tibétain (et la prononciation du mandarin), l’hyperhydrose, les sarcophages romains, l’ornithologie (et les films de James Bond !), l’hypnose, les circuits financiers internationaux, l’héroïne nordcoréenne, etc. Une véritable encyclopédie, à dimension futuriste, en plus ! Qu’on se rassure, pourtant, cela reste très lisible, voire passionnant, à certains moments, la fin est même un peu trop haletante et tout s’explique un peu trop bien, comme c’est volontiers le cas dans les polars savamment concoctés. Mais l’ensemble est horriblement convaincant, même si le lecteur potentiel doit être averti qu’il ne parviendra sûrement pas à tout comprendre, dans ce livre qui fait froid dans le dos quand on pense que l’essentiel de ce qui y est révélé n’est sans doute que trop vrai ou du moins vraisemblable, et qu’il ne faut pas s’attacher aux endroits où il se déroule précisément : son cadre, c’est le monde entier et en même temps, mondialisation oblige. On a ainsi l’un des réquisitoires les plus effrayants qu’on puisse imaginer sur ce phénomène que l’on nous décrit comme aussi irréversible que totalement suicidaire pour l’humanité dans son ensemble, et une splendide illustration du pouvoir démoniaque engendré par tous les moyens modernes de communication, y compris les réseaux qualifiés de « sociaux ». Au total : une lecture dont on ne ressort pas indemne et sans se demander ce que l’auteur pourra inventer de plus effrayant encore dans les futurs volumes de ce qui est présenté comme une série à compléter.

Philippe Bouquet