accueil jolies bouteilles

Dernière minute…


François est avec son dernier roman Un dangereux plaisir le lauréat 2017 du Prix littéraire de l’Académie Rabelais. Prix qui couronne une œuvre jugée comme d’inspiration rabelaisienne, elle est récompensée par un conséquent lot de bouteilles de bons crus du Beaujolais offert par les viticulteurs de cette région et l’académie en question.

Cette académie dont la devise est "L'appétit vient en mangeant ; la soif s'en va en buvant.", citation de Maître Alcofribas comme il se doit, est née au lendemain de la 2e Guerre mondiale.

Un groupe de journalistes et d’écrivains s’était réfugié à Lyon sous l’Occupation, souffrant comme la plupart des Français des restrictions alimentaires… Ces fins gourmets et joyeux buveurs purent cependant se retrouver dans quelques fameux « Bouchons ».

La guerre terminée, ils décidèrent de se retrouver pour fonder une académie. La première idée fut de lui donner le nom de Courteline. Georges Moinaux, dit Courteline était décédé en 1929, mais, problème… il avait encore une veuve. En effet sa troisième épouse, Marie-Jeanne, actrice et femme de tempérament, a eu le veuvage coriace : née en 1869, elle n’est morte qu’en 1967. La veuve Moinaux voulait décider du choix des membres de cette académie. Les compères ne voulurent pas s’en laisser compter et, pour être tranquilles de ce côté-là, plus de veuve emmerdante… ils optèrent pour le nom de l’auteur de Gargantua. L’Académie Rabelais a donc vu le jour en 1948. Parmi ses premiers membres (au nombre de vingt) on trouve les noms de l’Angevin Maurice Sailland, dit Curnonsky, célèbre critique gastronomique, de Kléber Haedens, Raymond Souplex, André Berry, Henri Jeanson… 

Chaque membre choisit pour son fauteuil le nom d’un cru de vin qu’il apprécie particulièrement. Les académiciens sont aujourd’hui au nombre de cinquante. On peut aussi être consul, membre stagiaire qui attend au moins un an, et le temps qu’un fauteuil se libère, avant de pouvoir devenir académicien. Quatre récompenses sont décernées chaque année dont le Prix littéraire. Parmi les lauréats de ce prix dans les années précédentes, on relève les noms de Moustache, René Fallet (deux copains de Brassens), Henri Vincenot, Ange Bastiani, Cavanna, Alphonse Boudard, Antoine Blondin, Jacques Pessis, Michel Ragon, Maurice Horgues, Jean Amadou, Pierre Bonte, Jean-Claude Carrière, Pierre Perret, Patrick Rambaud, Gérard Oberlé ou encore Jean Teulé…

C’est donc à eux que François Vallejo a le plaisir de succéder. On attend les bouteilles avec lui !

JCV